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Expressions lyonnaises : petit lexique illustré pour parler lyonnais

Si vous vivez déjà à Lyon ou si vous connaissez un peu la ville, ça ne vous aura pas échappé : ici, on adore utiliser notre dialecte et nos expressions lyonnaises.

Le mot « gone » est partout. On ne dit pas un « mec » mais un « pélo ». On ne dit pas « fête forraine » mais « vogue ». Et ainsi de suite.

Mais parce qu’il y a encore mieux, on vous a dégotté huit expressions lyonnaises quelque peu oubliées, pleines de poésie et d’humour. Et parce que le parler lyonnais est particulièrement imagé, on a collaboré avec l’illustratrice Gabrielle Balsan, qui a croqué ces expressions pour vous. Fou rire garanti !  

À découvrir dans cet article :

1. Expression lyonnaise n°1 : « c'est clair comme du Beaujolais »

1

« C'est clair comme du Beaujolais ! », l'expression lyonnaise qui équivaut à « c'est clair comme de l'eau de roche »

expression lyonnaise : c'est clair comme du beaujolais
© Gabrielle Balsan / Inside Lyon

Si les Français voient parfaitement clair à travers de l’eau de source, les Lyonnais, eux, parviennent à voir à travers leur vin préféré : le Beaujolais ! Il faut dire que c’est un vin léger… et que l’alcool rend lucide et clairvoyant, non ? Ce n’est pas ça ?

2

« En bugne à bugne », locution lyonnaise pour dire « en tête à tête »

expression lyonnaise : en bugne à bugne
© Gabrielle Balsan / Inside Lyon

Autour du Mardi Gras, à Lyon, on déguste de délicieuses bugnes, de délicieux morceaux de pâte frits et craquants, saupoudrés de sucre glace. Une spécialité si emblématique, que les Lyonnais en ont fait une expression. En argot, « en bugne à bugne » signifie donc « en tête à tête ». 

3

« Coquer sur les jâilles », expression lyonnaise équivalant à « faire la bise »

expression lyonnaise : coquer sur les jâilles
© Gabrielle Balsan / Inside Lyon

À Lyon, pas de prise de tête : on se fait traditionnellement deux bises, une sur chaque joue. Ou plutôt, on se coque deux fois sur les jâilles ! Une expression en voie d’extinction depuis la crise du Covid-19, qui nous empêche de pratique ladite bise. Mais on compte sur vous pour vous en souvenir !

4

« S’éclaper la basane », pour dire « rire, s’amuser »

expression lyonnaise : s'éclaper la basane
© Gabrielle Balsan / Inside Lyon

Éclaper, c’est faire des éclats (de bois, bien souvent). En parler lyonnais, on peut aussi dire d’un bateau qu’il s’éclape s’il se brise. Mais surtout, quand on s’éclape, qu’est-ce qu’on se marre ! On peut s’éclaper tout court, ou s’éclaper la basane (référence à une peau de mouton). C’est se fendre la poire, version lyonnaise…

 

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5

« Avoir les jambes en pâte à quenelle », l’expression lyonnaise qui signifie « être éreinté »

expression lyonnaise : avoir les jambes en pâte à quenelle
© Gabrielle Balsan / Inside Lyon

Les Lyonnais ont décidément le don de la formule. On connaît tous les quenelles, ces petits boudins de pâte parfumés au poisson ou à la volaille. La pâte qui sert à les constituer n’est pas franchement solide… Eh bien, voilà ! Quand on est fatigués, qu’on a beaucoup marché, nos jambes ne nous soutiennent plus si facilement et semblent se dérober. D’où l’expression « avoir les jambes en pâte à quenelle ». Pas mal, non ?

6

« Valoir son pesant de grattons », l’expression lyonnaise pour remplacer les cacahuètes

expression lyonnaise : valoir son pesant de grattons
© Gabrielle Balsan / Inside Lyon

Quiconque s’est déjà attablé dans un bouchon a eu la surprise (agréable ou non) de se voir proposer à l’apéro les fameux grattons, ces morceaux de gras animal frits et poivrés. Une véritable curiosité culinaire patrimoniale, qui ne détrônera jamais les cacahuètes dans le cœur des Lyonnais les plus chauvins. D’où l’expression régionale « valoir son pesant de grattons », adaptée d’une expression plus célèbre base de fruits à coques…

7

« Se cigogner la panserotte », pour dire « danser »

expression lyonnaise : se cigogner la panserotte
© Gabrielle Balsan / Inside Lyon

Parfois, on dirait que le démon de la danse s’est emparé de nous. Un grand frisson traverse notre corps, et l’on se met à bouger, se déhancher, comme si plus rien ne comptait. En bon lyonnais, on appelle ça « se cigogner la panserotte ». Et ça fait un bien fou !

8

Avoir faim comme le Rhône a soif

expression lyonnaise : avoir faim comme le rhône a soif

L’eau, ce n’est heureusement pas ce qui manque à notre grand fleuve, le Rhône. Impossible d’imaginer qu’il a soif, en somme. Donc quand on a faim comme le Rhône a soif, c’est qu’on n’a pas du tout faim. Qu’on a encore le ventre rempli par notre dernier repas. CQFD.

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