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Romain Pinsolle

Romain Pinsolle, de Baudelaire à Chuck Berry

« Dandy nouvelle génération », « garçon romantique », « poète décadent »… Ces derniers temps, la presse forge peu à peu le mythe Romain Pinsolle. Un mythe aux cheveux bouclés et aux allures statuaires, à la voix suave et aux mots insolents, nourri à la musique d’ACDC et de Chuck Berry. À quelques jours de son concert à Lyon au Ninkasi Gerland, on a rencontré la nouvelle idole du rock français.

[TERMINÉ] Inside Lyon vous a fait gagner 3 CD à faire dédicacer en backstage au Ninkasi Gerland le 14 novembre !

Insolence et rock : le premier album de Romain Pinsolle

Il faut dire qu’avec son premier album solo, le jeune musicien (ex Hangar) a frappé fort avec des chansons rock et des textes provocateurs. Amateur de poésie, Romain Pinsolle n’a pas hésité à reprendre des vers parmi les plus scandaleux de toutes les Fleurs du Mal. « Ma femme est morte, je suis libre ! », clame-t-il ainsi tranquillement dès l’ouverture de l’album.

« J’avais besoin d’un texte pour haranguer les foules », raconte Romain. Et ça a marché ! Depuis la parution du « Vin de l’assassin », tout le monde s’emballe pour ce single cynique et décalé, un véritable petit bonbon acide. Mais quand on lui demande quelle est la chanson de lui qu’il préfère, Romain répond « La Pluie », une vraie chanson d’amour, sensuelle et calme comme une averse nocturne.

La fascination du rock’n’nroll

L’histoire de Romain Pinsolle avec la musique a démarré avec un film qui a marqué toute une génération. « Ma mère m’avait acheté la cassette de Retour vers le futur. À la fin, il y a cette scène où Marty McFly joue Johnny B. Goode à la guitare. C’était une véritable révélation. À partir de là, mon but dans la vie, c’était de jouer Chuck Berry à la guitare. »

Dans les faits, Romain commence la musique avec un autre instrument : la clarinette. « C’est le plus bel instrument de la création, mais on m’avait mis à l’école de musique du coin, près de chez mes parents dans le Sud-Ouest. Je détestais l’école de musique, j’ai redoublé des milliards de fois. »

Au cours de son enfance et de son adolescence, Romain se fascine de plus en plus pour le rock. ACDC, Motörhead… Dans le car scolaire pour rentrer du collège, il glisse en douce des cassettes audio au chauffeur qui les passe avec plaisir. « J’avais envie d’évangéliser les gens. Je voulais que les autres autour de moi écoutent des bonnes choses. »

Romain se met à la guitare à 14 ans. Il apprend sans partition, sans tablature. « J’appuyais play-pause, et je reproduisais des riffs de guitare ». Avec sa personnalité de leader, il monte très vite un groupe avec des copains qui ne savent pas vraiment jouer. Quelques années plus tard, il rencontre les futurs membres du groupe Hangar, avec lesquels il enregistre deux albums et effectue ses premières tournées.

Influences

On aurait tôt fait de croire Romain Pinsolle monomaniaque du rock’n’roll, mais ce serait ignorer l’étendue de sa curiosité. Mélomane passionné, il connaît aussi bien la musique de Josquin Desprez que celle de Ravel. Il adore la musique country, mais aussi la musique folklorique, andine et caribéenne. « J’aurais bien aimé être ethnologue. Partir dans des contrées éloignées, en Sibérie ou je ne sais où. Mais toujours avec ma guitare ! »

Puisqu’il chante dans la langue de Baudelaire, on ne peut pas s’empêcher de demander à Romain quelles sont ses chansons françaises favorites. « Il y en a trois que j’aurais rêvé composer : “Il n’y a pas d’amour heureux”, cette chanson de Brassens composée sur un texte d’Aragon et reprise par Barbara, “La Nuit je mens” d’Alain Bashung, et “Le Gorille” de Brassens. » On est d’accord et on le supplie de jouer la première lors de son concert à Lyon…


Romain Pinsolle, en concert le 14 novembre à 20h30 au Ninkasi Gerland (voir l’événement Facebook).
Premier album paru chez Soleil Oblique, à écouter ou à télécharger ici.

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Diana

Après plus de dix ans passés à Paris, Diana s'installe à Lyon en 2016 et en découvre compulsivement toutes les bonnes adresses. Pour partager ses meilleures trouvailles, elle crée Inside Lyon. Ça tombe bien : geekette sur les bords, elle aime autant l'écriture et la gestion de site internet que la cuisine libanaise et l'opéra ! Elle est également la co-auteure du city guide Lyon, Pour un week-end ou pour la vie (128 pages). Son Instagram : @diana.izakna

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