Le Journal d'un disparu au TNP
Le Journal d'un disparu, mise en scène de Ivo van Hove • © Photo : Jan Versweyveld

Journal d’un disparu de Janáček au TNP • Jusqu’au 11 février

On ne s’ennuie pas, avec l’Opéra de Lyon ! Alors que le magnifique Cercle de craie de Richard Brunel nous laisse encore des souvenirs plein la tête, et que La Belle au bois dormant se joue en ce moment-même au Théâtre de la Croix-Rousse, l’Opéra nous gâte avec le Journal d’un disparu, présenté en co-réalisation avec un autre théâtre de la Métropole : le TNP de Villeurbanne.

Composé en 1917 par Leoš Janáček, Journal d’un disparu raconte l’histoire d’un homme (Janik), tombé amoureux d’une belle tsigane (Zofka). Ce n’est ni un opéra, ni une pièce de théâtre, mais plutôt un cycle de chants pour ténor, mezzo-soprano, chœur de femmes et piano.

Rien qui ne se prête particulièrement à la scène, donc… Alors comment l’œuvre du compositeur tchèque s’est-elle retrouvée sur celle du TNP ? Grâce aux talents combinés du grand metteur en scène belge Ivo van Hove (habitué à triompher sur les scène lyriques et dramatiques de toute l’Europe, y compris au Festival d’Avignon), du dramaturge Krystian Lada et de la compositrice flamande d’Annelies Van Parys, qui a fourni pour cette production plusieurs nouveaux fragments musicaux, qui font écho et qui s’intègrent à la partition initiale.

Le Journal d'un disparu au TNP
Le Journal d’un disparu au TNP, mise en scène de Ivo van Hove • © Photo : © Jan Versweyveld

Dans l’œuvre originale de Janáček, on entend l’histoire du point de vue de Janik. L’image de Zofka ne vit qu’à travers le chant du ténor. Mais les ajouts de Van Parys permettent de donner vie et indépendance au personnage féminin. La mise en scène de Ivo van Hove et de Krystian Lada montre le couple sur scène, flanqué d’un comédien – le double de Janik, sa version plus âgée, qui revit son amour passé.

Pas d’orchestre, mais une pianiste sur scène. Le décor, ouvertement inspiré des films d’Antonioni, représente un appartement et un studio photo, avec sa chambre obscure et ses lumières rouges. Le chœur féminin chante depuis l’envers du décor, ce qui ferait presque passer leurs voix pour fantomatiques.

L’œuvre est très abordable, notamment en raison de sa courte durée (1h30 de spectacle tout au plus). Si vous aimez le théâtre, on ne peut que vous conseiller de réserver votre place pour les représentations du 9, 10 ou 11 février !

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Journal d’un disparu de Leoš Janáček
Du 8 au 11 février au TNP Villeurbanne

Mise en scène : Ivo van Hove • Dramaturgie : Krystian Lada
Avec : Gijs Scholten Van Aschat (acteur), Marie Hamard (mezzo-soprano), Peter Gijsbertsen (ténor), Lada Valesova (pianiste)…

Tarifs : de 17 à 34 €
Durée approximative : 1h30

TNP Villeurbanne
8 place du docteur Lazare Goujon, 69100 Villeurbanne

Et vous, vous en pensez-quoi ?